Marseille //18 mars 2018 // Carnaval de la Plaine |
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BARCELONE // 10.02.2018 |
[CARNAVAL]
"Il a pour origine carnelevare, un mot latin formé de carne « viande » et levare « enlever ».
Il signifie donc littéralement "enlever la viande"."
Wikipédia- l'encyclopédie libre
Si il a pour sens premier l'acte d'enlever la chair (tomber les masques), il est aussi le lieu
de créations de personnages/masque: persona.
[MASQUE]
"Le mot latin "persona" était utilisé en son origine pour désigner le masque que portaient
les acteurs de théâtre romains, masque utilisé déjà avant dans le théâtre grec,
où il était désigné comme prosopon."
de créations de personnages/masque: persona.
[MASQUE]
"Le mot latin "persona" était utilisé en son origine pour désigner le masque que portaient
les acteurs de théâtre romains, masque utilisé déjà avant dans le théâtre grec,
où il était désigné comme prosopon."
Quand il reste vivant et non attribut touristique, le carnaval a le pouvoir de révéler
à la communauté son identité du moment, ses enjeux, ses lieux de frictions.
à la communauté son identité du moment, ses enjeux, ses lieux de frictions.
Je m'intéresse aux formes symboliques qui peuvent prendre forme lors
de ces grand moments collectifs.
Elles révèlent selon moi les contours identitaires de ce collectif, ses frontières, ses limites
sociales et morales...
Dans chacune des communautés visitées (environ une quinzaine de carnavals) l'étranger,
l'a-morale, l'archaïque, l'in-humain, le retournement du fou se jouent à des endroits
subtilement différents.
de ces grand moments collectifs.
Elles révèlent selon moi les contours identitaires de ce collectif, ses frontières, ses limites
sociales et morales...
Dans chacune des communautés visitées (environ une quinzaine de carnavals) l'étranger,
l'a-morale, l'archaïque, l'in-humain, le retournement du fou se jouent à des endroits
subtilement différents.
Et le rire, et le temps....
"(...) le Carnaval libère les participants de la vérité et de l'ordre établis;
l'homme renaît momentanément à des relations humaines plus spontanées.
Et Bakhtine insiste sur le fait que ce caractère libertaire du carnaval, reconnu
depuis longtemps, n'est ni rêvé, ni pensé abstraitement, mais vécu concrètement:
l'utopie et le réel se rejoignent temporairement.
l'homme renaît momentanément à des relations humaines plus spontanées.
Et Bakhtine insiste sur le fait que ce caractère libertaire du carnaval, reconnu
depuis longtemps, n'est ni rêvé, ni pensé abstraitement, mais vécu concrètement:
l'utopie et le réel se rejoignent temporairement.
Mais surtout, Bakhtine montre que toute véritable fête est liée au temps.
Alors que la fête ecclésiastique n'a plus avec le temps que des rapports formels,
reléguant dans un passé lointain les transformations qu'elle célèbre mais consacrant
une perception figée du temps, le Carnaval a pour véritable héros le temps qui coule:
c'est la fête du renouveau, d'un monde en perpétuel devenir.
Il est hostile à tout ce qui est « immortalisé », achevé, fossilisé.
C'est pourquoi le rire est essentiellement lié à l'expérience carnavalesque.
Bakhtine met en lumière les deux caractéristiques essentielles du rire carnavalesque:
son ambivalence et son universalité. Contrairement au rire des satires et parodies modernes,
il a un aspect positif: s'il dénigre, c'est pour renouveler et vivifier. Et il est collectif;
ce n'est pas une réaction individuelle à un événement comique isolé, mais le rire du peuple
tout entier, dirigé contre tous (y compris les participants au carnaval), et contre tout:
c'est l'univers entier qui est soudain considéré sous son aspect comique, avec la conscience
joyeuse de sa relativité. "
Alors que la fête ecclésiastique n'a plus avec le temps que des rapports formels,
reléguant dans un passé lointain les transformations qu'elle célèbre mais consacrant
une perception figée du temps, le Carnaval a pour véritable héros le temps qui coule:
c'est la fête du renouveau, d'un monde en perpétuel devenir.
Il est hostile à tout ce qui est « immortalisé », achevé, fossilisé.
C'est pourquoi le rire est essentiellement lié à l'expérience carnavalesque.
Bakhtine met en lumière les deux caractéristiques essentielles du rire carnavalesque:
son ambivalence et son universalité. Contrairement au rire des satires et parodies modernes,
il a un aspect positif: s'il dénigre, c'est pour renouveler et vivifier. Et il est collectif;
ce n'est pas une réaction individuelle à un événement comique isolé, mais le rire du peuple
tout entier, dirigé contre tous (y compris les participants au carnaval), et contre tout:
c'est l'univers entier qui est soudain considéré sous son aspect comique, avec la conscience
joyeuse de sa relativité. "
Michèle Simonsen sur l'oeuvre de Mikhail Bakhtine
"Mikhail Bakhtine: L'oeuvre de François Rabelais et la Culture Populaire au Moyen-âge et sous la Renaissance. "
Coll. Bibliothèque des Idées, Gallimard, Paris
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Photos Eheguiaphal


Zubieta 2017 (photos de Eheguiephal)






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Carnaval de Zubieta
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CARNAVAL PRATS DE MOLLO
(photos Jeremy Abadi)

"MASQUES" GLANES dans les villes traversées..
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....costume en cours...

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